Mest
Mest est une ville assez particulière. Siégeant au milieu des marécages du Sud de la Tolsonne, c’est une ville ayant axé tous ses choix autour du mercenariat. Elle semble être une ville “militaire” hiérarchisée entre celleux ayant eu l’occasion de faire leurs classes (possédant un couteau comme preuve : l’officiel de Mest) et celleux dans l’attente de pouvoir les faire. Ces derniers n’ont aucun droit et se contentent de vivre dans des bidonvilles dans une précarité extrême. De multiples branches spécialisées existent, offrant plus ou moins d’avantages, vivant dans des quartiers parfaitement délimités et interférant plus ou moins dans les politiques étrangères. Mest est organisée autour d’un conseil composé d’un représentant de chacune desdites branches.
Les terres saviniennes
Les terres saviniennes forment un continent intéressant par ses paysages variés et enjeux géopolitiques. Commençons par les paysages : Formée de plaines plutôt désertiques sur une bonne moitié (bien que serpentée par quelques cours d’eau apportant une fraîcheur nécessaire à l’agriculture et à la vie des Humanoïdes), elle est également bordée en son Sud par d’épaisses forêts, plaines marécageuses et prairies verdoyantes. L’influence du lieu où siègent les villes constitue d’ailleurs une partie de leur nom (Ugg, Ogg, Oggie, et ses variations indiquent par exemple la proximité avec la côte). Pour les enjeux géopolitiques, Les Terres Savinniennes sont un haut lieu de production des certains minéraux recherchés pour les artisanats du monde entier. Sous forme de sable, on y retrouve, à l’est, la Savinnite, une terre précieuse qui, fondue et extraite à 1676°C, offre un métal aux teintes bleutées et aux propriétés intéressantes. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’expression “Vert comme le ciel de Risheama” n’est pas étrangère à cette roche aux reflets verts sous forme de poussières, avant fusion. Poussières qui, lors de grands vents, peuvent recouvrir le continent entier, voire même créer un dépôt sur les continents voisins.
Pröma, citée des mosaïstes
Pröma, citée des mosaïstes, citée des riads, citée à l’entrée payante et limitée. Pröma fait partie d’un pays à la capitale tournante suivant les années. Oscillant entre plusieurs villes de taille moyenne, Pröma reste la plus importante, tant par son économie, que par sa superficie et ses habitant.e.s. Les batiments y sont bas, ouverts –vu qu’il n’y pleut pratiquement jamais–, d’un blanc presque pur. La région autour de Pröma n’a pas su se décider entre sable fin et forêts de pins maritimes, aussi, l’alternance constante entre les deux est assez déconcertante.
Azmur
Azmur est sans conteste le plus typique et pittoresque des villages de pêche du monde entier. S’ébrouant quelques heures avant le lever du soleil, ce village s’endort avant le coucher de celui-ci. Des pontons branlants mènent à des barques qui assurent à la fois l’économie locale mais également de quoi nourrir les humanoïdes y vivant. Il y est né un couteau tout à fait spécial, orienté autour de l’idée qu’une lame n’est pas qu’un marqueur social mais demeure un outil avant tout : L’Azmur.
Tolsonne
Continent très largement étendu, profitant de nombreux climats, la Tolsonne semble former les terres les plus densément peuplées. De nombreuses villes, pays, principautés, citées-états, royaumes, aux infinis modes de gouvernances, s’y mènent guerres, paix, fusions et scissions dans un ballet continu, rythmé par des enjeux géopolitiques changeants. Famine par ici, découverte d’un filon d’or par là, cousinade conduisant à un mariage là-bas, autant d’éléments qui jouent sur le résultat de cet immense boulier à la rigueur presque mathématique.
Yundola
Forêt luxuriante, jungle dense, île légèrement vallonnée profitant de courants marins favorables, Yundola est pourtant restée hors des évolutions des sociétés voisines. Rattachée au continent Tolsonéen, elle reste – l’île de Yundola et l’archipel qui l’accompagne – une exception hors du temps pour ce plateau continental. Des micro-sociétés plutôt fermées peuplent plusieurs de ses îles, alors que la principale s’est ouverte au reste du monde il y a quelques dizaines d’années seulement. On dit qu’un tiers des espèces vivantes du globe y vivent, qu’elles soient végétales, animales ou même thallophytes. La concurrence entre les espèces y est rude, conduisant à de nombreuses adaptations et à de nombreuses exceptions génétiques. Les archéologues contemporains ne sont pas en reste car de nombreuses sociétés primitives semblent y avoir construit bon nombre d’ouvrages notables.
Gerwin
Gerwin est à l’égalité et la justice ce qu’un dictateur est à l’amour des autres. C’est la capitale d’un petit royaume administré par une lignée d'autocrates de droit divin. Ce pays tient sa richesse du commerce d’esclaves aux entreprises locales et étrangères principalement. La hiérarchie sociale y est incomparable et la séparation des pouvoirs n’y a jamais eu lieu.
Ripaviir
A Ripaviir il n’y a personne. Absolument personne. Plage de sable fin, vestiges d’une civilisation disparue, une chape de plomb obligeant à fermer les yeux sur les bateaux qui y passent, une omerta généralisée, et puis des requins. Plein de requins. DES TONNES DE REQUINS. Aussi, vous n’auriez pas aperçu machin ? Il a disparu depuis hier.
Nomi Hiustol
Nomi Hiustol est une petite ville, qui, suite à des affaires politico-financières, a décidé du jour au lendemain de remplacer ses chef.fe.s par, eh bien, rien du tout. Décidant collectivement qu’iels semblaient capable de travailler par elleux-mêmes, de régler les conflits entre elleux, iels ont donc sorti de l’équation toute structure hiérarchique. Depuis, abolissant chef.fes, argent et dominations, iels doivent repousser sans cesse les agressions des pays voisins, des principautés et des ordres religieux. Nomi Hiustol est aujourd’hui considéré comme zone de non-droit.
Naalin
Naalin fait figure d'exception dans l’organisation sociale et architecturale du monde. L’ensemble de sa société est ou nomade, ou semi-sédentarisé, le tout sur un pays principalement composé de banquises, de taïgas, et de déserts de glaces. C’est d’ailleurs un des rares pays n’étant principalement constitué que d’une espèce humanoïde, les Naalien.nes, parfaitement adapté.e.s aux températures extrêmement basses. Quelques villes existent –tout de même– organisées en campements autour d’un édifice. On peut alors y voir des centaines, des milliers de tentes agglutinées autour d’une construction en roches, bois et peaux.
Naedryck
Continent le plus vaste, la Naedryck est pourtant très inégale. A l’ouest siègent des terres fertiles, riches, les villes les plus denses du monde. En son Centre et son Est, siègent des peuples nomades, des villes petites voire moyennes (sauf quelques exceptions). Il est possible d’y marcher un mois entier, tout droit, sans y croiser âme qui vive. Etant donné que ce continent jouit d’un commerce interne très vif, diversifié, aux multiples artisanats, il y a bientôt un demi-millénaire qu’une langue commune y a été adoptée, comme vernis supplémentaire aux différents dialectes locaux : Le Naedriquel. Cette adoption à permis de fluidifier davantage les échanges commerciaux entre les différents pays, peuples, et villes.
Al’Ragan
Al’Ragan est un continent très segmenté. Peuplé d’états extrêmement indépendants, très nationalistes, aux modes de gouvernance assez verticaux, une guerre sans fin semble s’y jouer entre adelphes ennemis. Pas pour des terres ou autre, mais davantage pour des questions d’honneur, de religion, ou de principe. Un large éventail d’artisanat y transpire, chaque région ayant ses spécialités. Certains groupes indépendants tentent de proposer des alternatives ou de pacifier des régions, accentuant par la même occasion d’autres conflits. Les paix n’y sont que provisoires, certains pays étant sous la tutelle d’autres puissances –qu’elles soient intra ou extra-continentales–, les intérêts des uns demeurent généralement en défaveur des autres.
Ermuni
Ermuni, une capitale portuaire sur une presqu’île au Sud de l’Al’Ragan, offre un instant de repos dans cette région tourmentée par les conflits. Non pas qu’aucun conflit n’en parcourt la région, mais les hautes défenses fermant cette presqu’île apportent une sécurité importante, éloignant ennemis et batailles en des régions plus éloignées. Ermuni est réputée pour trois choses : son architecture pittoresque et variée, une école hautement réputée assortie d’une bibliothèque abondamment visitée, ainsi que les ateliers Coloebdor, fabriquant des peignes de luxe. Maintes fois recopiés, ces peignes ont quelques particularités, notamment celle de ne plus être fabriqués. Effectivement les ateliers ont fermé suite à un grand incendie ayant ravagé presque un tiers de la ville et fait périr bon nombre d’habitant.e.s. Dont la fondatrice des ateliers.
Odie
Odie est une ville qui s’est agglomérée autour d’une école de magie intuitive. Fondée par une exilée, cette ville a pu être le rêve d’une génération. Celle des bannis, des décoloniaux, et de celleux rêvant d’un monde plus doux. Une autogestion citoyenne et participative en assure le fonctionnement, les décisions y sont prises collectivement. L’inspiration qui en a découlé, au grand damne des empires coloniaux, des pays voisins belliqueux, et des personnes ayant perdu leurs envies d’égalité, a permis une nette avancée sociale sur l’ensemble du continent. Non, les guerres en Al’Ragan ne se sont pas stoppées pour autant, mais l’inspiration fût telle qu’un vent de liberté a permis aux classes opprimées et colonisées de s’organiser et de lutter contre Etats, colonisation et assujettissement. Bien que passager, certains ersatz de ces luttes survivent encore dans le domaine public et au sein des lois communes.
Monat
La démocratie Monatienne est particulière. Il faut remplir une condition de revenu pour qu’une famille soit élue pour une période d’un an: 100’000 Thobékales en banque. Pour voter, il convient soit de faire partie d’une des instances religieuses, soit d’être un notable influent ayant 10’000 Thobékale en banque, soit d’être un vassal sous l’autorité de la ville de Monat. Ceux-ci, contrairement à la haute administration, héritent d’ailleurs de leurs propriétés et de leurs droits en succession par filiation, et administrent quartiers, villages et petites villes. Le mot démocratie est donc assez cocasse, d’autant plus que les habitant.e.s n’ont pas nécessairement connaissance de qui est au pouvoir. Les votes étant secrets, les résultats sans déclaration publique ouverte, l’information reste donc cantonnée aux lieux de prises de décision et dans la mémoire des votants. D’ailleurs il n’y a nul lieu public de gestion du pouvoir à Monat. Les familles pouvant être élues administrent à partir de leur propriété.
L’Eolian du Nord
L’Eolian du Nord – grande sœur actuelle et civilisée de son homologue du Sud– est un continent très boisé, divisé en plusieurs pays. Comparé à d’autres continents, l’Eolian du Nord paraît assez peu peuplée. Cependant son terrain accidenté, d’une densité arboricole sans commune mesure, aux multiples monts et vallées empêche toute implantation sédentaire massive. En revanche, étant donné la taille de ce territoire, il apparaît clairement que les villes sont tout de même nombreuses et les villages multiples. De nombreux peuples nomades parcourent encore ces terres, cueillant et chassant, revendant aux villes et villages, assurant l’autonomie alimentaire des populations locales. Ce continent est frappé d’un âge d’or végétal : alternant entre pluie et températures élevées en certains endroits, avec, en son sol, des richesses inégalées, une terre fertile, noire, emplie de matière végétale. C’est ici qu’est née l'expression : ”Laisse tomber une graine, récolte une forêt”.
Laliel
Laliel, ville fastueuse et touristique, attire bon nombre d’intrépides souhaitant connaître cette idylle ne serait-ce qu’un instant. Historiquement assez pauvre, elle connut ces dernières décennies un regain d'intérêt grâce à plusieurs facteurs : l’ouverture collective de L’Eolian du Nord au reste du monde, l’invention de sites archéologiques de sociétés primitives autochtones ayant réalisé des constructions dans les sols, et la découverte de minerais et ressources rares au sein de ces mêmes sols. Dès que ces différentes nouvelles eurent l’occasion de franchir les limites de ce territoire, nombre de pilleur.euse.s, de chercheur.euse.s d’or et d’explorateur.ice.s en tous genres ont débarqué de navires venant du monde entier pour tenter leur chance. Aujourd’hui, Laliel et les territoires voisins profitent de ces nouveaux.elles venues, jouant sur les cupidités et envies collectives, pour attirer, soutirer, et renvoyer une bonne partie des prétendant.e.s à ces nouvelles fortunes.
L’Eolian du Sud
L’Eolian du Sud est aujourd’hui considérée comme un territoire sauvage, entre jungle obscure, peuples oubliés et trappeur.euse.s peu scrupuleux.euse.s. Si c'est en partie vrai, il est néanmoins nécessaire de nuancer cette réalité. Certes, le nombre d’habitant.e.s au kilomètre carré est drastiquement plus faible que son homologue du Nord, autant une myriade de micro-sociétées a vu le jour en de multiples endroits, densifiant considérablement les territoires de manière presque homogène. Il n’y a ni réelles frontières, ni réels pays. L’économie du continent entier repose sur la chasse, la cueillette et sur les artisanats nécessaires à toutes sociétés actuelles, à savoir : le travail du bois, des métaux et des roches. Les monnaies n’existent que dans les grandes agglomérations lorsqu’il s’agit de commercer avec les voisins, mais celles-ci n'existent que pour commercer avec l'extérieur. Elles n’ont aucune valeur à l'intérieur du continent. Ce qui est étonnant, étant donné que ce pays compte, d’après de récentes recherches, le plus fort taux d’or et d’argent en son sol.
Folleroche
Folleroche est une ville assez particulière : Les feux y sont pratiquement interdits. Composées entièrement de bois, seules quelques murailles y sont en pierre. Cette ville de taille moyenne –pourtant la plus vaste du continent– est aérée. En ses murs, on y pratique l’élevage et l’agriculture, on y commerce avec les continents voisins grâce à un port, on y élève les jeunes populations grâce à des écoles publiques et gratuites. On la considère comme la terre de villégiature des plus jeunes et des plus agé.e.s. L’effort y est collectif, les décisions au consensus, le tout sans système coercitif ni carcéral. Cependant, comme tout Eden apparent, cette ville a été la cible de tentatives de colonisation par des puissances extérieures, conduisant à une crainte de l’étranger et des corps armés.
Lotutec
Ici, nous avons affaire à un archipel de plusieurs dizaines d'îles principales, ainsi qu’une bonne centaine d’îles secondaires n’ayant pas forcément accueilli d’habitant.e.s. Plusieurs villes portuaires de taille moyenne prennent appui sur les flancs des quelques montagnes et plaines les moins hostiles. Ces villes, de nombreuses fois colonisées par des puissances de continents voisins, ont un enjeu stratégique important : l’archipel de Lotutec est situé au carrefour entre l’océan Malnor et Basenrio, à l’endroit même où les routes commerciales les plus influentes du monde se rejoignent. C’est – évidemment – un haut lieu de la piraterie et les nombreuses îles à priori inhabitées ne permettent pas une enquête idéale. Le climat y est assez changeant mais somme toute assez tempéré. Cependant, les îles les plus à l’est ont en moyenne 7°C de plus que celles à l’ouest.
Daennio Voldiena
Une île immense, un souterrain, une plaine. Voilà comment on pourrait résumer Daennio Voldiena. Une ville siège à son extrême nord, la même ville siège également à son extrême sud. Entre les deux on retrouve montagnes escarpées, neige à perte de vue, puis, en contre bas, une immense plaine stérile, densément peuplée autour des quelques terres cultivables. Les deux villes, aux deux extrêmes de cette île, n’en formant qu’une. Comment ? En se rejoignant grâce à un immense couloir souterrain, abritant la majeure partie des habitant.e.s. Un dédale de couloirs et salles annexes s’étendent sans discontinuer, loin sous la surface. On retrouve donc deux pays en ces terres : celui du dessus et celui du dessous. Deux cultures : celle du dessus, celle du dessous. Deux économies parallèles : celle du dessus…Ahem… je crois que vous avez compris l’idée.
Jiihurg’Ha Loothen et Gahathen
Jiihurg’Ha Loothen et Gahathen sont les deux îles principales où les centroïtes (Une branche évolutive issue des Humains qui a muté et a différée génétiquement grâce aux arts occultes) vivent et étudient . C’est sur ces îles que des expériences sont perpétuellement menées pour “parfaire” les humanoïdes et c’est également ici que les ressources littéraires, scientifiques et occultes s’amoncellent le plus, formant des bibliothèques immenses, qui, dit-on, par leur poids, permettent au monde de tourner.
Acryle
L’incontournable Acryle demeure LA mégalopole tentaculaire multiculturelle. Dans cette ville –la plus vaste de toutes– résident les plus pauvres comme les plus riches, les plus raffiné.e.s comme les plus brut.e.s, les plus flamboyant.e.s comme les plus humbles. D’abord la colonie de celles et ceux dont on ne voulait pas, Acryle s’est, au fil des ans, imposée comme étant à l'avant-garde des développements sociaux et technologiques. Dans le même temps, plus Acryle devient un porte étendard de ce vers quoi le monde tend, plus Acryle devient inégalitaire, violente, et hiérarchisée.
Lerouxcastel
Terre d’acier, Lerouxcastel tient son nom à la roche qui siège en son sol. D’un rouge dense, palpable, les minéraux qui composent les murs de ses monuments servent de réserve d’acier presque infinie. Effectivement composés en immense partie d’oxyde de fer, les sols peuvent servir dans leur quasi-totalité pour la production d’acier. Aussi, c’est à Lerouxcastel que la majorité de l’acier trouvable à travers le monde est produit. Petite particularité locale, on retrouve les plus grandes réserves de charbon de terre au monde, à quelques centaines de kilomètres de là, au sud de Galion et à l’ouest de Mairfranch. D’aucun penserait qu’une synergie bien-heureuse a permis à ce continent de se développer, d’autres attribuent cet heureux hasard à l’intervention de quelques divinités locales.
Ambrose
Le cas d’Ambrose est assez particulier. Ce petit continent –assez désertique en apparence– est organisé en cercles concentriques autour d’un point en particulier : L’Arène. Comme son nom l’indique, L’Arène, est avant tout, eh bien, une arène. Toucher le centre de celle-ci assure prestige, gloire et richesse. Cependant, son accès est codifié par un système de cercles concentriques détricotants, l’un après l’autre, loi et protections légales. Hormis quelques zones franches, la violence ne fait que s’accentuer kilomètre après kilomètre.
Nidaewym
“Nidaewym, c’est là où il y a le cratère, c’est tout. …C’est tout ?”
le Puits du Mort Lieu.
Imaginez une minuscule île, tenant davantage du promontoire rocheux que d’une île, au centre d’un des océans les plus agités du monde. Sur ce promontoire, nul doute, vous apercevez des murs maçonnés ressemblant à ce qui, il faut bien l’admettre, devait être un fort des siècles plus tôt. Au centre de celui-ci, un puits. Un puits. Un puits d’une profondeur insondable. Voici le Puits du Mort Lieu.
Après la pointe bessonienne
De Seiglepin à Bordfalaise il n’y a que villages, hameaux, bocages, forêts mixtes et surtout, des champs. Le nombre de vallées n’a d’égal que la constance du climat. Tempéré à en faire mourir d’ennui un météorologue. Deux saisons, la chaude (21°C en moyenne, pluie abondante deux fois par semaine, soleil en continue le reste du temps), la froide (17°C en moyenne, pluie trois fois par semaine, soleil et nuages le reste du temps). On a tendance à penser que ce microclimat vient du vent d’Ouest apportant la chaleur des terres et des deux courants océaniques entraînant leur lot de chaleur et d’humidité à différents moments. Attention tout de même, ça parait beau, mais il y a des risques de petites trombes marines et tornades lors des changements de saisons.
Île de Malfond
Une île, deux villes et un ensemble de peine. Voilà comment on pourrait résumer cette île avant sa désertification. Auparavant une île verdoyante, mais, pour on-ne-sait quelle raison, en l’espace de quelques décennies les espèces végétales ont péri, offrant une large plaine aride frappée par le soleil. Ce qui est étonnant également, c’est que cet ancien bagne à ciel ouvert, peut théoriquement permettre de rejoindre Portfier, une île voisine, à marée basse, à condition de courir suffisamment vite (près de 600km). Certain.e.s ont essayé, pour sûr. Aujourd’hui l’île est ouverte et indépendante, bien que le climat y soit de plus en plus intransigeant. Malfond, la ville la plus peuplée au nord, constituée d’ancien.ne.s Bagnards, est connue pour sa production d’algues le long de ses côtes. Vivant principalement de la pêche et du commerce avec les continents voisins, on y retrouve un melting pot culturel vif et, si vous me le permettez, rafraîchissant.
Bessonie
La Bessonie est un continent particulièrement atypique. A cheval entre peuples nomades et d’autres sédentarisés, aux portes d’un âge proto-industriel, les disparités entre les régions sont nombreuses. Quelques points et quelques villes concentrent une part non-négligeable de la population alors que d’autres régions, peu propices aux vies des humanoïdes, sont pratiquement vides – seulement traversées par quelques caravanes de marchand.e.s et voyageur.euse.s –. Plusieurs langues, variations et dialectes régionaux cohabitent, ne souffrant d’aucune uniformisation de la langue. Les peuples les plus représentés au nord sont les Gobelin.e.s ainsi que les Halfelin.e.s, au sud les Haut.e.s Elfs et Demi-Elfs tiennent les positions dominantes, suivi.e.s par les humain.e.s, Brunars, Pumilio Urbes.

