Usine du Cébron
Le complexe du Cébron est constitué d’un barrage-réservoir, d’une prise d’eau brute pour refouler l’eau du lac vers l’usine et d’une usine de production d’eau potable. Cette dernière permet le traitement de l’eau brute du Cébron pour la rendre conforme à la consommation humaine (eau potable). Le process de traitement du Cébron est appelé « traitement complet » et s’opère en plusieurs étapes : clarification, affinage, filtration, désinfection. La SPL des eaux du Cébron, exploitant du complexe du Cébron, assure la surveillance et le suivi du process sous contrôle de l’Agence Régionale de Santé (ARS), responsable de l’organisation des contrôles sanitaires des eaux distribuées. Une fois potabilisée, l’eau est transportée par un réseau d’adduction vers les syndicats d’eau du nord Deux-Sèvres : Syndicat du Val de Loire (SVL), Syndicat Mixte des eaux de Gâtine (SMEG) et Syndicat d’eau du Val du Thouet (SEVT).
Read morePrairie
La prairie, d’usage agricole, est une culture de plantes fourragères destinée à être pâturée ou fauchée pour l’alimentation du bétail. Ces surfaces en herbe constituent un maillage racinaire épais permettant une épuration efficace des eaux infiltrées et la limitation de l’érosion des sols par ruissellement. C’est une culture économe en intrants chimiques, et qui peut constituer une couverture efficace pendant plusieurs années consécutives.
Couverts végétaux
On parle de couvert végétal en agriculture pour désigner une interculture dont l’intérêt agronomique principal est la protection du sol de l’érosion par le vent et les précipitations, en attendant l’implantation de la culture suivante. Le couvert (ou interculture) est qualifié d’été ou d’hiver selon la durée de son cycle, et valorisé de nombreuses manières selon les espèces sélectionnées (nutrition et structuration du sol, pâturage par les animaux…).
Aménagement des cours d'eau
Pour maintenir une activité de pâturage, au bord d’un ruisseau, sans que le piétinement des animaux n’érode les berges, on peut clôturer les berges pour empêcher le libre accès au lit du cours d’eau. Des zones d’abreuvement aménagées ou des dispositifs de pompage peuvent être installés pour permettre aux animaux de s’abreuver sans dégrader la morphologie du ruisseau. Des passages à gué empierrés sont parfois aussi réalisés pour permettre la traversée du cours d’eau.
Lac du Cébron
Le lac du Cébron (lac-réservoir de barrage) est une retenue de 185 ha pouvant retenir 11 millions de m3 d’eau. Depuis sa mise en eau en 1982, les rives du lac sont colonisées par une diversité d'espèces végétales et animales créant des conditions adéquates pour l'installation d'espèces protégées. Afin de préserver cet espace et valoriser le site, le conseil départemental des Deux-Sèvres a désigné le Lac du Cébron Espace Naturel Sensible (ENS) en 2012. Le site est réglementé par des arrêtés préfectoraux conditionnant les usages pour préserver la qualité de la ressource en eau et le biotope.
Read moreLe Barrage
D’une hauteur de 22 mètres, le barrage du Cébron est un ouvrage « poids », réalisé en remblai. La sortie du barrage constitue l’exutoire du bassin versant du Cébron ; toute goutte d’eau circulant sur le bassin versant du Cébron est amenée à rejoindre cet exutoire.
Bocage
Le bocage est un paysage semi-fermé, identifié par un maillage dense de haies encadrant des prairies. Cette mosaïque arborée constitue un des éléments caractéristiques du paysage de la Gâtine en Deux-Sèvres, d’un point de vue culturelle. Ce paysage présente aussi des intérêts environnementaux tels que l’accueil de la biodiversité ou la filtration de l’eau.
Sous-sol
Le bassin versant du Cébron se situe dans un contexte géologique particulier : des sols peu épais, sableux et un faible relief, sur un sous-sol granitique imperméable. Les sols sont rapidement saturés d’eau dans des conditions pluvieuses, et rapidement asséchés en condition estivale ; ce fonctionnement hydrogéologique rend ce bassin particulièrement sensible aux transferts de polluants vers les ruisseaux.
Assainissement collectif
Les activités humaines consomment de l’eau et produisent des rejets. Dans les communes, les rejets des usagers, sont regroupés dans des réseaux publics de canalisations qui acheminent les eaux usées vers des stations d’épuration (STEP) conçues pour dégrader les matières organiques. Certaines stations sont équipées pour traiter des éléments complémentaires comme le phosphore ; c’est le cas de la station d’épuration de Viennay dont l’unité de déphosphatation permet de réduire le phosphore présent dans l’eau restituée au milieu naturel.
Assainissement non-collectif
L’assainissement non collectif (ANC) désigne le traitement autonome des eaux usées domestiques, non raccordées au réseau public de collecte. Le pré-traitement, l’épuration, l’infiltration et le rejet des eaux traitées se fait de façon indépendante dans les espaces privés des usagers. L’usager a obligation d’entretenir ses équipements afin d’assurer leur bon fonctionnement et d’éviter des pollutions diffuses vers le milieu aquatique.

